Béton armé Paroles: Henri Gougaud - Musique: Max Rongier et José Cana Béton armé, soleil en berne Hommes de nouvelles cavernes Voilà ce que nous devenons Et pardonnez-moi si j'en tremble J'avais rêvé de grands ensembles Ensemble est un si joli nom Du ciment à l'horizontale Du ciment à la verticale Et puis le vacarme têtu Ces grands ensembles sont si rudes Que je rêve de solitude Comme d'un paradis perdu Dieu, qui voulez la vie si belle Allez un peu voir à Sarcelles Sarcelles était un nom d'oiseau... Aujourd'hui, l'oiseau est en cage Et moi je trouve ça dommage Si vous, vous le voyez de haut Béton armé, soleil en berne Hommes de nouvelles cavernes Voilà ce que nous devenons Si vous n'y mettez pas bon ordre Bientôt la vie si bonne à mordre Ne méritera plus son nom Ah, faites-moi changer d'adresse Et faites que le vent caresse Encore une fois mes mains nues Le vent, le vrai, pas cette crasse Qui nous fait le cœur dégueulasse En ramonant nos avenues J'ai besoin d'air, Dieu me pardonne, De celui que le ciel nous donne En passant par l'odeur des prés Et si un jour la mort m'empoigne Que ce soit en rase campagne Avec de l'air, Bon Dieu, du vrai Avant de payer l'échéance Je voudrais qu'on donne une chance À mes chansons sans hystérie Et s'il n'y a plus rien à faire Mettez-moi sous un peu de terre Si vous en trouvez à Paris