Je t'adore à l'égal de la voûte nocturne Ô vase de tristesse, ô grande taciturne Je t'adore à l'égal de la voûte nocturne Ô vase de tristesse, ô grande taciturne Et t'aime d'autant plus, belle, que tu me fuis Et que tu me parais, ornement de mes nuits Plus ironiquement accumuler les lieues Plus ironiquement accumuler les lieues Qui séparent mes bras des immensités bleues Bleues Je m'avance à l'attaque, et je grimpe aux assauts Comme après un cadavre un choeur de vermisseaux Et je chéris, ô bête implacable et cruelle! Jusqu'à cette froideur par où tu m'es plus belle! Plus belle! Je t'adore à l'égal de la voûte nocturne Et t'aime d'autant plus, belle, que tu me fuis Et que tu me parais, ornement de mes nuits Je m'avance à l'attaque, et je grimpe aux assauts Et je chéris, ô bête implacable et cruelle! Jusqu'à cette froideur par où tu m'es plus belle! Plus belle! Je t'adore à l'égal de la voûte nocturne Ô vase de tristesse, ô grande taciturne