Du mal à m'accrocher À la barre du bonheur J'ai peur de vieillir sans Ma propre famille sans Et les enfants s'accumulent Dans les fêtes d'adultes Et les rêves s'éteignent Quand les lumières s'allument Dans nos châteaux de glace On se liquéfie Nous ne serions jamais seules Si tu m'avais choisie Comme un oiseau qui retrace Le chemin vers son nid Dans le squelette de l'arbre Qui lui servait d'abri Délogé par l'hiver Qui s'amuse à défaire Ce que l'on croyait acquis Les couleurs de nos vies Dans la maison en fête Je m'effondre en silence Chaque bonheur est un train Un wagon occupé Et je pleure dans la neige Dans la chute de lumière Et les rêves s'éteignent J'ai déserté la fête